CUFPA 2026 : ce qui change pour les employeurs et les salariés
La CUFPA regroupe la taxe d’apprentissage et la contribution formation. Ses taux restent stables en 2026, sauf pour les employeurs franchissant le seuil de 11 salariés depuis quelques années.
La CUFPA ou la contribution unique à la formation professionnelle et à l’alternance regroupe la taxe d’apprentissage et la participation à la montée en compétences. Entrée en vigueur le 1er janvier 2019, à l’issue de la loi Avenir professionnel, il s’agit d’un prélèvement automatique en France. Et bonne nouvelle, les taux restent stables en 2026. Une exception mérite toutefois l’attention de certains employeurs, liée au franchissement du seuil de 11 salariés. Cette contribution finance directement le système de formation professionnelle, y compris dans le secteur de la petite enfance. Elle concerne les employeurs, mais elle éclaire aussi les salariés sur l’origine des fonds mobilisables pour une formation ou un bilan de compétences.
Que finance la CUFPA, et quel est son lien avec la formation professionnelle ?
La CUFPA finance le système français de formation professionnelle et d’apprentissage. Chaque mois, l’Urssaf collecte la contribution via la déclaration sociale nominative. Elle transmet ensuite les fonds à France Compétences, qui les redistribue.
- France Compétences redistribue les fonds : aux OPCO,
- pour le plan de développement des compétences et l’apprentissage ;
- à la Caisse des dépôts, pour le compte personnel de formation (CPF) ;
- aux Régions, pour la formation des demandeurs d’emploi ;
- aux centres de formation d’apprentis (CFA).
Quels employeurs sont concernés ?
Tout employeur du secteur privé est concerné dès l’embauche d’un premier salarié, quel que soit son secteur d’activité. Quelques exceptions existent :
- Les sociétés de personnes relevant des bénéfices non commerciaux ;
- les organismes ayant l’enseignement pour objet exclusif ;
- des taux réduits s’appliquent en Alsace-Moselle.
Le secteur de la petite enfance n’échappe pas à la règle : crèches, micro-crèches et structures associatives y sont soumises comme tout employeur privé.
Le taux de la CUFPA reste stable en 2026, avec une exception à connaître
Quel est le taux de la CUFPA ?
Depuis 2025, le taux de la CUFPA n’a pas changé.
- 1,23 % de la masse salariale brute pour les entreprises de moins de 11 salariés (0,55 % de contribution formation + 0,68 % de taxe d’apprentissage) ;
- 1,68 % à partir de 11 salariés (1 % + 0,68 %).
Pour la grande majorité des employeurs, 2026 n’apporte donc aucun changement de taux.
En quoi consiste le lissage sur 5 ans ?
Le franchissement du seuil de 11 salariés est lissé sur 5 ans, comme pour d’autres seuils sociaux. Une entreprise qui a dépassé ce seuil il y a plusieurs années peut donc atteindre le taux plein de 1 % en 2026, sans que rien n’ait changé chez elle. Pour ces employeurs précisément, 2026 marque une évolution réelle. Ce point mérite une vérification avec son expert-comptable ou son service paie.
Comment la CUFPA est-elle calculée ?

La base de calcul est la masse salariale brute annuelle : l’assiette utilisée pour les cotisations de Sécurité sociale (salaires bruts, avantages en nature, indemnités soumises à cotisation). Le taux applicable dépend ensuite de l’effectif. Depuis 2022, la contribution est déclarée et payée chaque mois à l’Urssaf, via la DSN. Elle n’est donc plus versée directement aux OPCO. En outre, l’Urssaf collecte, France Compétences redistribue.
Découvrir les solutions de financementComment la CUFPA s’applique-t-elle dans la petite enfance ?
Les crèches et micro-crèches relèvent, selon leur statut, de la branche des entreprises de services à la personne ou de conventions propres au secteur associatif. Leur OPCO de rattachement est le plus souvent l’OPCO EP. C’est vers ces opérateurs que sont redirigés les fonds collectés via la CUFPA, pour financer le plan de développement des compétences, l’apprentissage ou l’accompagnement des évolutions de métiers propres au secteur.
Façonnez la montée en compétences de vos équipesEmployeurs et salariés : une même contribution, deux usages
Pour l’employeur, la CUFPA finance les moyens de former son équipe : intégrer un nouveau salarié, renforcer une compétence ou accompagner une évolution de poste. Pour le salarié, elle rappelle que ces fonds existent pour lui. Un professionnel peut solliciter son employeur pour une formation, un cofinancement, ou un bilan de compétences réalisé dans le cadre du plan de développement des compétences. Cette démarche nécessite alors son consentement et une convention entre le salarié, l’employeur et l’organisme prestataire.
Faire le point sur votre projet professionnelCUFPA 2026 : une stabilité à mettre au service de vos projets de formation
La CUFPA 2026 n’est pas une révolution pour la majorité des employeurs. Ses taux restent stables ; seul le calendrier des échéances rythme l’année. Elle reste avant tout un financement concret pour la formation professionnelle, y compris dans la petite enfance. Employeurs comme salariés ont intérêt à s’en saisir pour construire des projets de compétences utiles.
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